Elite:Dangerous – Journal d’un vagabond stellaire

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Ordinateur, enregistrement.

Journal de bord du Commandeur Dan Urbinovitch.

Date stellaire 22-10-3301.

20h30. C’est amusant cette habitude qu’ont conservé les voyageurs interstellaires de se référer à un obscur méridien de la planète d’origine des humains, alors que moi, perdu en pleine zone impériale dans un système stellaire que personne n’a jugé bon de nommer, je peux en quelques minutes passer du soir au matin ou me déplacer là où cette notion d’heure n’a aucun sens.
Cette planète clôture la cartographie de ce système. Je ne suis pas le premier à le visiter, mais malgré tout, ces quelques planètes riches en métal me paieront correctement le temps passé ici. Ca commence à me faire un joli petit catalogue, je vais essayer de localiser un système pourvu de stations high-tech afin de transformer ce catalogue en crédits, et ces crédits en équipement.

Date stellaire 23-10-3301.

16h32. En pleine mission de livraison, je suis tombé sur une épave de vaisseau. Impérial au vu de la couleur des débris, mais impossible à identifier. Sa cargaison est éparpillée dans un rayon de quelques centaines de mètres. Voyons voir, que transportait-il ?

occupied canister
Ces containers sont habités, des esclaves… Récupérer des containers est illégal, mais je ne peux tout de même pas les laisser mourir ici. Sept containers d’esclaves, et seulement la place pour quatre dans ma soute. Hors de question que j’éjecte mes quatre tonnes d’uraninite, c’est que j’ai besoin de ces 200000 crédits promis pour leur livraison. Désolé mes pauvres amis, espérons que quelqu’un d’autre passera sous peu dans les parages…

16h48. J’ai livré mon uraninite. Pas évident d’approcher furtivement une station Orbis surpeuplée quand on se trimballe une cargaison illégale, j’étais méchamment en surchauffe au moment de franchir le sas. Impossible malheureusement de libérer « mes » esclaves. Et aucun marché noir, ce n’est pas ici que je pourrai me débarrasser de ces passagers encombrants.

17h10. Troisième interdiction par un viper de la sécurité. Cette fois encore j’arrive à relancer le supercruise avant qu’il ne termine son scan, mais ils deviennent de plus en plus présents et agités. J’en ai même entendu un appeler des renforts et donner mon signalement, il va falloir faire gaffe…

17h15. Enfin, cet avant-poste possède un marché noir, je vais pouvoir y écouler mes esclaves. Dans cette zone minière, je préfère ne pas penser à quoi on va les affecter… J’ai même touché 16000 crédits, j’ai honte.

Date stellaire 25-10-3301.

15h15. La honte, c’est comme pour tout. On finit par s’y habituer puis à ne plus y faire attention. Et puis ces missions de livraison d’esclaves ou de narcotiques sont très lucratives… j’aurai bientôt de quoi concrétiser mes projets. Je viens de remarquer que le hasard de mes missions m’a conduit à quelques sauts à peine de Liabeze, où m’attend un Imperial Eagle. Je l’avais oublié cet Eagle… l’ai-je gagné au jeu, ou était-ce l’héritage de mon regretté oncle ? Je ne me souviens plus, mais quoi qu’il en soit, l’occasion est trop belle de voir de quoi il est capable.

15h38. Il est comme neuf ! Ou « elle », comme disent les habitants de New London.

imperial eagle floor
Bon, quand on est habitué au Cobra, cet Eagle est petit, étriqué, et fait un bruit de casserole. Mais il est très maniable, j’ai bien envie de tenter de toucher quelques primes sans risquer de rayer la peinture de mon coûteux Cobra. Cette peinture, c’est un cadeau du Cmdr Braben, j’y suis attaché.

17h22. Oui il était « globalement inoffensif », oui c’était un Sidewinder tout pourri, mais il était en wing, et ses copains ont transformé mon Eagle en passoire. Heureusement, Galaxy assistance a assuré et m’a rapatrié à la station sans tarder. L’assurance m’a offert, enfin offert, si on oublie la franchise de 4000 crédits, un nouvel eagle flambant neuf. Flambant, je ne devrais peut-être pas utiliser ce terme ! Mais il va rester sagement ici maintenant, fini de s’amuser, cap sur Sol.

Date stellaire 26-10-3301.

19h00. Sol. J’ai beau être né dans un cargo entre deux systèmes fédérés de parents originaires de Leesti, revenir au berceau de l’humanité, ça fait quelque chose. Ce n’est pas la première fois que j’y viens, mais c’est à chaque fois le même sentiment. Mais bon, je ne suis pas là pour me recueillir. Je cherche un dispositif d’autoréparation, et la plus proche station est Burnell, en orbite dans la nuit de Venus.

burnell station - venus

19h10. Pas d’autoréparation ici, mais c’est pas grave, le spectacle valait le détour. Venus, déesse de l’amour et de la beauté… et c’est vrai qu’elle est belle et sulfureuse cette planète. C’est une bonne chose que son atmosphère ne se prête pas à la terraformation, ses reflets bleus et verts sont de toute beauté, et ce serait péché que de les faire disparaitre.

venus

Je regrette de n’avoir pu connaitre les splendeurs carmins de l’ancienne Mars, même si la Mars actuelle avec ses mers et sa végétation est un véritable joyau posé sur le velours noir de l’espace.

19h20. La station Abraham Lincoln en orbite autour de la Terre m’a accueilli d’un « Fais ce que tu as à faire rapidement et dégage », c’est sympa… Je ne sais pas pourquoi la fédération m’a collé l’étiquette « inamical », je suppose que j’ai du un jour bosser pour un clan séparatiste ? A moins que ce ne soit ce flic en Viper que j’ai du abattre parce qu’il s’était mis à me tirer dessus, tout ça parce qu’il a reçu un laser perdu en se mettant entre mes canons et ma cible. Mais soit, je vais faire ce que j’ai à faire rapidement et dégager. J’ai maintenant les crédits nécessaires pour réaliser mon projet. J’achète un moteur hyperspatial de classe 4A qui devrait plus que doubler ma distance de saut, et à la place de ma soute de 8 tonnes, j’installe le dispositif d’autoréparation. Il me reste à peine de quoi payer mon assurance en cas de coup dur, mais n’y pensons pas. Une sorte de point de non-retour est atteint : je suis maintenant incapable de transporter quoi que ce soit, légal ou non.

Je n’ai pas encore évoqué mon projet. Guerres, embargos, prises de pouvoir sauvage, empereur et prétendants… je suis fatigué de cet univers belliqueux. Tel une jeune tortue marine, je suis attiré par le grand large. Tel un pélerin, je me dois de visiter le maitre de cette galaxie : Sagittarius A*, le trou noir supermassif qui nous maintient et nous anime, cet ogre qui dévore des masses inconcevables, et dans lequel nous finirons un jour, dans un très lointain avenir.

Date stellaire 28-10-3301.

19h22. Les réservoirs sont remplis de l’hydrogène de notre étoile, le stock de vivres est fait, j’ai laissé un message à mes rares amis, il est temps de larguer les amarres et lever l’ancre.

Ma destination se situe à 25900 années-lumière d’ici. Putain, ça fait un sacré bout de chemin…

sagAmap
Sans plus de préparation, je vais remonter le bras d’Orion direction le centre galactique. Nous verrons où le destin nous emmène. Qui sait, peut-être découvrirai-je ce qui se cache dans l’ombre des portes de Tannhauser ? Je pointe au hasard une étoile dans la constellation du scorpion à 420 années-lumière. 86 sauts, c’est une jolie première étape.
En avant toute ! C’est parti, premier saut vers Barnard mais, avant de quitter la civilisation, je vais une dernière fois m’emplir les yeux et la mémoire de ce merveilleux spectacle que constituent les havres de vie que sont la Terre

farragut-earth-orbit

et Mars.

mars2

Ce n’est pas un adieu mes amies, je reviendrai…

Ordinateur, fin d’enregistrement.

Oh ordinateur, efface toute référence aux mots-clés esclaves et narcotiques. On ne sait jamais…

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